Activités de vie quotidienne

L’importance d’une routine quotidienne saine

Chez SDP, nous sommes fiers de servir des organismes sans but lucratif qui offrent des services essentiaux à la population. Les enjeux spécifiques rencontrés par les personnes bénéficiant des services des ressources qui utilisent ASO sont diversifiés, mais un point qui est souvent commun est celui de la difficulté à maintenir les activités de vie quotidienne (AVQ). En effet, peu importe la difficulté vécue, une sphère où un changement peut rapidement être observé est celle des activités de la vie quotidienne. Liang et al. (2022) observent une corrélation directe entre le degré de perturbation des activités quotidiennes et la sévérité de symptômes anxieux et dépressifs.

Certaines ressources offrent une aide directement en lien avec les AVQ en offrant des services comme l’aide alimentaire, des ateliers de cuisine, des opportunités de socialisation, des activités, etc. D’autres intègrent quasi automatiquement les activités de vie quotidienne dans le plan d’intervention de leurs populations diverses. Plusieurs des organismes qui utilisent ASO offrent des services d’hébergement où la personne est logée au sein de la ressource et participe souvent aux tâches quotidiennes entre autres pour favoriser un retour vers un niveau d’activités de vie quotidienne sain. Peu importe la forme de l’aide offerte, plusieurs des éléments discutés peuvent s’appliquer.

L’intégration des AVQ dans le plan d’intervention

Brown (2022) met de l’avant comment l’accompagnement dans l’établissement d’une routine quotidienne est une intervention simple et accessible qui est efficace dans la réduction des symptômes psychologiques.

Dans ASO, un outil souvent utilisé est le plan d’intervention. Le plan d’intervention permet d’inscrire des objectifs spécifiques et d’en faire le suivi :

Maintenant, il est aussi possible d’avoir des objectifs prédéfinis qui apparaissent dès la création d’un nouveau plan d’intervention. En choisissant des objectifs prédéfinis reliés aux AVQ, il serait donc possible de mettre de l’avant l’importance d’accorder de l’attention à cette sphère :

Les activités de groupe comme levier

Heubner & Tryssenaar (1996) mettent en lumière les bienfaits d’organiser des activités pour les personnes hébergées dans un refuge pour personnes sans domicile fixe. En effet, elles observent que d’animer des activités ludiques accessibles à l’ensemble des résidents améliorait la communication et le fonctionnement social des participants. C’était une autre façon de permettre une remise en action.

Salles & Barros (2009) indiquent que les activités de vie quotidienne et la participation sociale diminuent sous l’effet de la santé mentale. Elles rapportent aussi que les services en santé mentale valorisent donc grandement ces activités puisqu’elles favorisent l’autonomie et une place dans la société.

Pour les activités de groupe, il est possible d’utiliser, dans ASO, autant les interventions de groupe que les activités. Ces deux sections permettent d’organiser et de faire le suivi des activités de groupe : activités ludiques/récréatives, rencontre des résidents, etc. Un suivi de la participation est aussi géré par ces sections. Certaines ressources utilisent aussi ces sections pour gérer les inscriptions et liste d’attente directement dans la page de l’activité.

Schultz-Krohn (2004) rappelle l’importance des routines familiales peu importe le contexte en partageant les résultats de sa recherche portant sur des parents vivant dans un refuge pour personnes sans domicile fixe. En effet, les parents qui ont participé à l’étude déployaient des efforts significatifs dans l’établissement et le maintien de routines familiales afin de favoriser la proximité et le sentiment de communauté. Il encourage les ressources qui œuvrent dans ce domaine à soutenir les parents dans leur rôle en tant qu’organisateur de routines de famille. Koome et al. (2012) renchérissent que des routines favorisent l’activation et deviennent la fondation sur laquelle les familles avec des adolescents faisant face à des défis de santé mentale pouvaient organiser leur vie, accomplir des obligations, et se soutenir.

McNulty et al. (2009) ont étudié comment 23 femmes vivant dans une maison pour femmes victimes de violence conjugale passaient leur temps. L’étude a mis de l’avant les particularités qui accompagnent le fait de vivre dans une telle ressource : espace de vie partagé avec plusieurs autres femmes et enfants qui entraîne aussi le besoin d’organisation commune pour les tâches ménagères, cadre strict afin de préserver la sécurité de tous qui limite les opportunités de socialisation avec le réseau habituel, investissement significatif en temps et énergie dans des démarches. Les chercheurs suggèrent aux intervenantes dans les maisons pour femmes d’accompagner les femmes dans l’établissement de bonnes routines afin de promouvoir des objectifs long-terme.

Nous allons partager l’exemple d’une maison d’hébergement pour femmes qui utilise un module spécifique dans ASO pour la gestion des tâches des résidentes. Ce module permet d’assigner une tâche spécifique à la résidente/famille résidant dans une chambre identifiée. Une liste des tâches est générée pour chaque semaine. Des ajustements pourraient être apportés pour permettre d’assigner une tâche à plus d’une chambre afin de créer des moments d’échange et de travail en équipe entre les personnes qui se partagent une tâche.

Bibliographie

Brown, K. (2022). The rhythm of your life: The effects of daily routine on mental health (Literature review). Southern Adventist University. https://knowledge.e.southern.edu/gradnursing/98

Heubner J, Tryssenaar J. Development of an Occupational Therapy Practice Perspective in a Homeless Shelter: A Fieldwork Experience. Canadian Journal of Occupational Therapy. 1996;63(1):24-32. doi:10.1177/000841749606300104

Koome, F., Hocking, C., & Sutton, D. (2012). Why routines matter: The nature and meaning of family routines in the context of adolescent mental illness. Journal of Occupational Science, 19(4), 312–325. https://doi.org/10.1080/14427591.2012.718245研飞ivySCI+3

Liang, L., Hou, W. K., Li, T. W., Liu, H., Goodwin, R., & Lee, T. M. C. (2023). Latent Profiles and Transitions of Daily Routine Disruptions Are Associated with Severity of Symptoms of Anxiety and Depression. Leisure Sciences, 1–16. https://doi.org/10.1080/01490400.2023.2228311

McNulty MC, Crowe TK, Kroening C, VanLeit B, Good R. Time Use of Women with Children Living in an Emergency Homeless Shelter for Survivors of Domestic Violence. OTJR. 2009;29(4):183-190. doi:10.3928/15394492-20090914-06

Moraes Salles, M. & Barros, S. (2009). Atenção domiciliar: uma prática em construção. Texto & Contexto – Enfermagem, 18(1), 1–2. https://doi.org/10.1590/S0103-21002009000100002


Schultz-Krohn, W. (2004). The meaning of family routines in a homeless shelter. American Journal of Occupational Therapy, 58(5), 531–542. https://doi.org/10.5014/ajot.58.5.531

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